Deux chevreuils «Carmen Mountain» récoltés par le père de l’auteure.

CHRONIQUE

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AU FÉMININ

Par Marie-Pier Jossart

Chasser le Carmen Mountain Whitetail à Coahuila!

C’était un voyage que j’attendais avec impatience. Lorsque mon ami Gustavo m’a invité à son ranch, Agua del Oso, situé dans l’État de Coahuila, au Mexique, pour une chasse au cerf, je savais que ce serait une expérience unique. Ce qui rendait ce voyage encore plus spécial, c’était la présence de mon père qui était à son premier voyage de chasse à l’extérieur du Canada. Ensemble, nous allions tenter de récolter une espèce rare et fascinante: le Carmen Mountain Whitetail, une sous-espèce de cerf de Virginie propre à cette région.

Le ranch de mon ami est niché au cœur des montagnes escarpées de Coahuila, un environnement semi-désertique mêlant plateaux rocheux, vallées profondes et une végétation robuste composée de cactus, de palmiers et de buissons épineux. Ce décor sauvage est le refuge parfait pour ce gibier, un cerf à la fois discret et rusé. Adapté à son habitat, le Carmen Mountain Whitetail est plus petit et plus léger. Les mâles adultes atteignent en moyenne 30 à 45 kg, ce qui en fait l’une des sous-espèces les plus petites du cerf de Virginie. Son pelage brun-grisâtre lui offre un camouflage parfait dans les paysages rocailleux et arides qu’il habite. Les populations de cette sous-espèce sont limitées, ce qui en fait une proie convoitée par les chasseurs, mais aussi un symbole de conservation dans la région.

La chasse au «Carmen Mountain Whitetail» s’effectue dans le genre de paysage semi-désertique.

Nous avons commencé notre expédition tôt le matin, avant que le soleil ne se lève. Pour cette chasse, nous avions formé deux équipes: je me trouvais avec Gustavo, tandis que mon père était accompagné de Reynaldo. Nous avons fait de la chasse à l’affût. Nous avions chacun une cache avec une mangeoire à proximité. Notre gibier, tant convoité, a l’habitude d’aller s’y nourrir.

L’auteure et son hôte Gustavio, dans la cache utilisée pour chasser le chevreuil.

Mon objectif pour ce voyage était de récolter un cerf avec un panache d’au moins huit pointes. Dès le premier matin de chasse, après seulement une trentaine de minutes d’attente et d’observation en cache avec Gustavo, l’occasion tant attendue s’est présentée. Un magnifique cerf s’est lentement avancé, son panache arborant exactement huit pointes, un spectacle de toute beauté dans la lumière du lever du soleil. Dès que je l’ai vu, j’ai su que c’est lui que j’allais prélever. Malgré l’adrénaline qui montait, j’ai pris le temps de m’installer correctement, de respirer profondément et de m’assurer que mon tir soit précis. Le coup fut parfait, et ce fut un succès immédiat, un moment de fierté et de satisfaction.

Le magnifique cerf récolté par l’auteure lors de son périple au Mexique.

La journée suivante s’est déroulée dans la même ambiance de patience et de concentration. Nous étions de retour sur le terrain dès l’aube. Ce n’est qu’en fin de journée que Gustavo a eu son moment tant attendu. Alors que nous étions à l’affût dans une zone prometteuse, un cerf s’est approché, méfiant, mais suffisamment proche pour permettre à Gustavo d’utiliser son arc. Avec sa précision et son calme remarquable, il a décoché une flèche parfaite, récoltant un superbe cerf.

Beau mâle récolté à l’arc, par Gustavo, l’hôte de l’auteure pour ce voyage de chasse unique.

Les deux journées suivantes ont été marquées par le succès de mon père, qui a démontré toute son expérience et sa patience. Accompagné de Reynaldo, il a récolté un premier cerf dans la soirée du troisième jour, un beau spécimen mature qu’ils avaient repéré après des heures d’observation. Le lendemain, il a répété l’exploit en récoltant un second cerf. Il était bien fier de ses récoltes (voir photo en ouverture de chronique).

Au total, nous avons récolté quatre cerfs durant ce séjour. Mon huit pointes le premier jour, le cerf à l’arc de Gustavo le deuxième soir, et les deux cerfs de mon père lors des deux journées suivantes. Lorsque mon père a terminé sa dernière chasse, marquant ainsi la fin de notre aventure, nous nous sommes tous retrouvés au ranch autour d’un repas festif, préparé avec soin par l’équipe pour célébrer nos récoltes. Quel magnifique voyage de chasse nous avons eu.

Le campement de tentes utilisé lors de cette chasse au Mexique.

Pour ceux qui souhaitent chasser le Carmen Mountain Whitetail, je vous conseille de faire une recherche sur google. Vous allez découvrir une panoplie d’information pour chasser ce chevreuil bien spécial!

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